Le grand décompte est lancé! Depuis lundi, Statistique Canada a donné le coup d’envoi officiel du recensement de 2026. Et attention, il ne s’agit pas d’une simple suggestion : faire la sourde oreille pourrait vous coûter cher.
Comme il le fait fidèlement tous les cinq ans, l’organisme fédéral prend le pouls de la population canadienne, une démarche essentielle pour comprendre qui nous sommes et où nous allons.
Si ce n’est pas déjà fait, attendez-vous à recevoir sous peu une lettre par la poste. À l’intérieur, un code d’accès unique de 16 chiffres vous attend. C’est votre passeport pour remplir le questionnaire en ligne, disponible en français, en anglais, mais aussi dans une impressionnante panoplie de 28 autres langues.
Cette année, l’exercice se décline en deux volets distincts : le Recensement de la population, qui concerne tous les ménages, et le Recensement de l’agriculture, destiné aux exploitations agricoles du pays.
La plupart d’entre nous (environ 75 % des ménages) auront droit à une version abrégée de 12 questions. Pour les autres, il faudra s’armer de patience, car le formulaire plus costaud en compte 70.
Nouveauté en 2026 : quatre questions inédites font leur apparition dans le questionnaire long. Elles abordent des sujets comme la santé générale, l’orientation sexuelle pour les 15 ans et plus, et même l’itinérance cachée, des données cruciales pour mieux cibler les besoins de la société.
Soyons clairs : participer au recensement n’est pas une option. C’est une obligation légale, inscrite noir sur blanc dans la Loi sur la statistique.
L’article 31 de cette loi est sans équivoque : « Toute personne qui, sans excuse légitime, refuse ou néglige de répondre au questionnaire est coupable d’une infraction passible d’une amende maximale de 500 $. » Ça, c’est pour l’oubli ou le refus pur et simple.