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Les produits des magasins Dollarama contiennent des produits chimiques toxiques

dollarama magasin1 Tonsite.ca

















Une analyse publiée par Environmental Defence mercredi a clairement indiqué que le Canada a besoin de plus de transparence et d’une meilleure application pour protéger les Canadiens contre une exposition illimitée à des produits chimiques toxiques comme le plomb et le cadmium.

L’organisation a rapporté des tests sur des dizaines de produits achetés dans des magasins à rabais canadiens populaires.

Un produit sur quatre s’est avéré positif pour les substances manipulées en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement. De nombreux résultats se situaient dans les limites autorisées, mais le rapport indique que ces limites ne sont pas assez strictes.

Il convient de noter que le cadre extérieur d’un casque contenait 24 fois la limite légale pour le plomb et 5 fois la limite légale pour le cadmium.

La soudure à l’intérieur du même casque contenait 170 fois la limite de sécurité sur les parties externes du casque. La soudure d’un autre casque contenait également 3 000 fois la quantité de plomb autorisée.

Sachant que le soudage n’est pas réglementé, cela signifie qu’il y a un vide que la défense de l’environnement insiste pour qu’il soit comblé.

Les dommages toxiques causés par le saturnisme sont documentés depuis plus de 50 ans. Ce type d’empoisonnement peut entraîner des retards importants de la cognition et du développement chez les jeunes enfants fortement exposés et peut entraîner des risques d’hypertension artérielle et de lésions rénales chez les adultes. Pour cette raison, son utilisation dans l’essence, les boîtes de conserve et les peintures a été interdite.

Quant au cadmium, que l’on retrouve souvent dans les piles, la peinture et les attaches en plastique, il s’agit d’un cancérogène reconnu.

  Mise à jour de la loi sur la protection de l’environnement

Parmi les autres produits qui ont soulevé des préoccupations environnementales, citons les boîtes de conserve doublées de bisphénol A, connu sous le nom de BPA.

Le produit chimique, qui contribue à rendre le plastique plus durable, a été ajouté à la liste des substances toxiques au Canada en 2010 après que des études l’aient lié aux maladies de la prostate, au cancer du sein, à l’infertilité et aux problèmes de comportement chez les enfants. Il a été banni des biberons et autres produits en plastique pour bébés la même année.

Cependant, son utilisation est toujours autorisée dans certains produits tels que les contenants alimentaires. Bien que certaines entreprises aient évité d’utiliser la substance seule, 60 % des canettes testées par l’organisation en contenaient.

Le rapport demande à Environnement Canada d’obliger les entreprises à étiqueter tous les ingrédients dangereux des produits, y compris ceux qui sont cachés à l’intérieur des appareils électroniques ou utilisés dans les emballages. Il recommande également une application plus stricte de la réglementation et des tests de produits afin que les produits nocifs puissent être identifiés avant qu’ils n’atteignent les rayons des magasins.

Cassie Barker, directrice de la toxicologie chez Environmental Defence, a noté que ces tests ont été effectués sur des articles provenant de magasins discount, car ces magasins sont souvent la seule option pour les personnes à faible revenu ou dans les communautés marginalisées.

Ces magasins comprennent Dollar Tree et Dollarama. Une déclaration de Dollar Tree note qu’une étude similaire a été menée aux États-Unis il y a deux ans, ce qui les a incités à retirer 17 produits chimiques de leurs produits.

Notamment, la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, qui régit les produits chimiques toxiques au Canada, est actuellement en cours de mise à jour.

Cela inclut une législation qui consacrerait le droit à un environnement sain dans la loi pour la première fois au Sénat au printemps, bien qu’elle ne définisse pas ce que signifie « environnement sain ».

Pendant ce temps, le secrétaire à l’Environnement, Steven Guilbeault, a confirmé qu’il était prêt à apporter des modifications supplémentaires au projet de loi, qui devrait être débattu à la Chambre des communes cet automne.




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